Un chou-fleur et une boîte à pain se réveillent du magasin.
Le chou-fleur sort de son cageot.
– Excusez-moi, cageot, si je fiche le camp.
– Faites mon ami, faites !

Et se dirige vers le rayon où se trouve la boîte à pain.
– Boîte à pain, boîte à pain
– Boîte à pain, boîte à pain
– Oui, finit-elle par dire, qu’est-ce qu’il y a ?
– J’ai quitté mon cageot pour vous : je suis tout à vous !
– Le cageot va être triste.

Soudain, la porte grince et le vigile entra :
– Qu’est ce que c’est que ce vacarme ?
– C’est rien, c’est rien, c’est nous, disent le chou-fleur et la boite à pain.
– Cessez !
– Venez, venez, changeons d’endroit, dit le chou-fleur à la boîte à pain.
– Voulez-vous un coup de main ? dit le cageot qui venait les rejoindre ?
– Oui, vous êtes sympa.
– Alors, montez.
Et comme sur une luge, il les emmena au rez-de-chaussée.

La boîte à pain et le chou-fleur quittent le cageot et le cageot se met à pleurer. Il est désespéré. Il remonte en vitesse les escaliers.
– Vous n’avez pas vu la boîte à pain ? lui dit le Vigile aux aguets.
– Vous me prenez pour une infusion. Je suis sans diffusion ! dit le cageot.

La boîte à pain et le chou-fleur ont champs libre.
– Alléluia !
– Pourquoi chantez-vous ça ? dit la boîte à pain
– Parce que je vous aime, tiens !

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