Mon petit coucou de Forêt Noire
Chante le temps qui passe
Tous les jours et toutes les heures
Mais ses danseurs restent immobiles

Chaque fois que je le regarde
Je tombe en admiration devant lui
À tel point que j’en deviens amoureux
De son balancier et de ses petits poids

J’ai rêvé d’avoir ce chef-d’œuvre
Depuis ma tendre adolescence
Influencé par ma grande-tante
Mais aussi par des amis à moi

Véritable pendule artisanale
Malgré le mouvement à quartz
Elle a une valeur sentimentale
Chère à mes yeux et à mon cœur

À défaut d’écouter le tic tac
J’entends le mécanisme silencieux
Faisant ainsi régner le calme
Dans mon petit appartement

Cette belle horloge de bois
Orné d’un décor traditionnel
Inspiré des tableaux de chasse
M’insuffle ce nouveau poème

L’oiseau domine le chalet
Au dessus de sa toiture
J’ai l’impression qu’il s’envole
Pour aller migrer quelque part

Les feuilles décorent la maison
Elles l’entourent à chaque côté
Autour du cadran à chiffres romains
Mais aussi de ses aiguilles blanches

Mon petit coucou de Forêt Noire
Quelques fois me fait rappeler
Quand c’est l’heure de t’appeler
Ou de t’envoyer un message

Ce souvenir de vacances du Tyrol
Aussi unique et magnifique soit-il
Remplit nos deux palpitants de joie
À chaque fois que je te le montre

Je pourrais aussi faire danser
Ses automates rien que pour toi
Ses couples tournant avec la musique
Pour que nos yeux soient émerveillés

Je finis d’écrire ces derniers mots
En pensant à cette belle pendule
Accroché chez moi dans mon salon
Et ainsi te dire je t’aime mon amour

Thomas Carrasqueira