Je ne connais pas la langue des signes
Que cet homme me dessine
Je ne fugue pas
Car rude est le froid
Je ne mange pas de déchet
Même si comme lui
J’ai l’âme ébréchée
Le cœur à fleur de peau
Pas de pot
Je crois bien qu’il se laisse aller
A sa joie
Il donne un coup de ballet
On dirait qu’il s’en fout
D’être vu comme un fou
Comme un clochard sur le trottoir
Une âme vidée par la déprime
Une âme guidée par le mépris
Je m’arrête un instant
Et pour lui je prie
Qu’il soit sauvé du désarroi
De ce désastre où le mal est roi
Où la vie malmène
Le bon !
Que le rire sorte de sa bouche
Que le sourire se dessine
Sur son destin
Et que sa vie soit un
Festin !

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Anselme